Pour les médias, le prochain congrès du parti socialiste n'a qu'un seul intérêt : désigner la tête d'affiche de la gauche. L'exercice se résume à chercher dans les propos de l'un le dénigrement de l'autre, à nier les débats pour mieux se concentrer -ou fabriquer ?- des alliances et des oppositions de personnes, à faire ou défaire les rois en fonctions des sorties médiatiques des plus visibles.

Pourtant, la période qui précède un congrès -nous y sommes!- est celle qui voit émerger le plus de textes de fond au sein du PS.

Bien sûr il y a toujours les positionnement tactiques, bien sûr il y a toujours les arrières-pensées de tel ou telle, bien sûr tous les textes ne sont pas d'une qualité exceptionnelle... mais pour qui en a le courage, les vingt-et-une contributions générales qui sont issues des différents courants du parti peuvent et doivent être lues : elles témoignent du fait que le PS ne se réduit pas à un affrontement stérile de personnes et que la « base » du parti ne se résigne pas à une déliquescence intellectuelle à laquelle certains résument le plus grand parti de gauche.

Secondairement, un certain nombre de ces contributions sont clairement ancrées à gauche, sans retenue et sans ambiguïté. Ceux qui voient dans le PS un parti de droite en seront donc, s'ils sont honnêtes, pour leur frais.

Cher lecteur, parmi les contributions qui viennent d'émerger, permets moi de distinguer celle de Benoit Hamon, joliment nommée « Reconquêtes » et que j'ai signée. J'invite chacun, membre du PS ou non, à la lire, la critiquer, l'amender, l'aimer, la dénigrer, la promouvoir.

En attendant le congrès de Reims en novembre prochain où, croyons-le, l'ancrage du PS à gauche émergera des votes des militants...

PS : Très accessoirement, ami lecteur, avec ce billet, tu apprends avec bonheur, j'en suis sûr, que l'auteur de ce blog n'est ni mort ni disparu, mais bien vivant et toujours connecté à l'internet ;-) Oui, le maigre fil de mes idées finira par reprendre ici, c'est certain. Tout est question de patience...